03/09/2012

Eté


les talons claquent sur le bitume
pressée – il est plus tard que de coutume -
elle rit - c'est le milieu de la nuit -
de ce silence ouaté, de ce pays conquis

de ce petit frisson exalté et déjà regretté
ces yeux qui la mangeaient, où sont-ils passés ?
ces frôlements électrisés, cette peau hérissée
ce trouble fiévreux, que ne les a-t-elle écoutés

sous la porte cochère, deux bras tendus
je n’ai pas voulu renoncer, c’est si doux, cet été
j’ai envie de toi, je voudrais t’embrasser
et me couler avec toi dans cette aube nue

viens, a-t-elle chuchoté, je crois que je t’attendais

Astrid Waliszek ©





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