17/04/2013

Gris perle


Lumière douce et tranquille, la flamme des bougies vacillantes joue avec ton sourire, j’aperçois la fossette enfantine, la courbe des joues, la ligne de ton cou jusqu’à ton épaule. Je me sens vieux et tu es fraîche. Mon âme aboie et hurle aux loups. Il n’y a que le Diable qui me réponde. Le seul à ne pas avoir peur de moi, de ma passion et de mes intransigeances. Je fuis. Comme toujours, comme jamais. Tu me souris et je ne me retournerai pas.
Non. Je ne me retournerai pas. Même lorsque ma nuque pique de mille aiguilles, je ne me retournerai pas espérant retrouver ta silhouette juste derrière moi. Mon corps ce carcan, comme une étoile morte de n’avoir pas su briller à tes côtés. Je ne le ferai pas au risque de voir s’écrouler en petits tas de sable mes espoirs et mon idéal enfuis. 
Je vais droit. Ma nuque raide et mes bras lourds, je me force à chantonner une musique hypnotisante. Un semblant de douceur dans l’univers brut qui m’entoure. Un reste de toi dans ma chair bringuebalante.

Agathe Elieva ©
(Orso - extrait)



2 commentaires:

  1. C'est sur le conseil, à l'invitation plutôt, d'Esther-l'ondoyante, que je suis arrivé jusqu'ici. Je ne le regrette pas. Je reviendrai donc, et je recommanderai cette belle adresse à quelques précieux amis.

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  2. Merci infiniment cher Patrick et très heureuse de croiser à nouveau votre regard si délicatement aiguisé... Vos amis précieux seront bien entendu les bienvenus !
    A très bientôt donc ici ou ailleurs...
    Amitiés.

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