02/09/2012

Stromboli


Il est assis, là, juste à ces pieds, totalement submergé... La couche terrestre encore fumante des derniers émois épouse ses seins effervescents, son ventre agonisant étouffe par assauts les dernières braises, ses puissantes mains si fines sont délicatement jetées dans le vide. Une longue chevelure de fils de soie noire recouvre une partie de son visage aux traits mystérieusement sauvages, ses cils tels des arcs prêts à vous transpercer se sont abaissés, sa bouche de feu est délicieusement entrouverte, le souffle intense des gorges profondes laisse place à un doux murmure d'apaisement. 

Dans le jeu des lumières, il perçoit la musculature d’un dos sculpté comme ciselé qui s'échoue vers une courbe de reins vertigineusement surplombée par deux monts fermement pommelés, des vallons aux charmes fondants se prolongeant par de luxuriants domaines alentour. Se dessine alors entre ses cuisses l’ombre scintillante du sillon protégeant le cratère, attisé par la fusion, qui s’assoupit lentement après s’être délivré de ses torrents enflammés de volupté. 

Il se dit alors que cette enivrante beauté volcanique, aux cendres aphrodisiaques, aux lèvres brûlantes, aux délices d’un enfer concupiscent, attise les amants de sa flamme pour les consumer dans des frissons éperdus d’amoureuses passions. 

Esther ©

© Roman Limonov 



1 commentaire:

  1. L'écran brûle, les corps sont en sueur, ça « volcanise » de partout, des corps s'étreignent, enveloppés d'une braise ardente qui les consume. Mais n'éteignez pas la lumière : Esther est de retour, et l'amour avec elle !

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