07/09/2012

Gris cendré


Je suis Orso. L’amour me consume et je nage dans les eaux de mon idéal. J’éclabousse d’écume, de stupre et de sperme la terre aride qui borde mes côtes. Dans ma voix il y avait tout ce que je voulais te cacher. Ce que tu reconnaissais quand même. Alors je suis parti, je ne voulais pas affronter la peur dans ton regard, ni la frayeur dans la caresse de ta main.
Oui, j’ai fui.
Ou bien ai-je protégé l’innocence de ta vie ? Peu m’importe.
Dans ma voix, il y a tous les orages et le silence des morts. Ce qui m'a filé entre les mains, ce qui est resté englué dans tous les pores et interstices du temps. Il y a ma faille, et mon désir si grand de te voir la combler.
Agathe Elieva © 
(Orso - extrait)


peinture de Miquel Barceló



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