09/09/2012

il(e) - 2 -


Je suis un grain de vide dans les rouages, un grain de râle, une poussière d’exigence, un rien pas drôle, un non-indispensable, un qui empêche de s’étourdir, avec de la mémoire, trop de mémoire, tout plein de mémoire avec des précisions et des choses moches dedans. Je coule autour de mes rituels. Et m’invente mon lot de consolations : la consolation de leurs sourires, l’exactitude de ton regard, une droiture pour combler le vide terrifiant depuis que la porte s'est refermée. 
Consolation : mot doux pour une douceur fugace, un bonbon du rayon des farces et attrapes.

Agathe Elieva © 
extrait de il(e)

© Donata Wenders



2 commentaires:

  1. La poésie du matin par Agathe, ça vient faire de l'ombre au soleil. J'aimerais tant que tous ces beaux textes - parce que je suis à mon âge encore très attaché au papier -, un jour, arrivent de chez un éditeur dans ma boîte aux lettres.

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  2. Oh merci Dominique. Je n'avais pas pris connaissance de ton si gentil commentaire.

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