12/09/2012

il(e) - 3 -


Les gens magnifient, les gens noient. D’un seul regard. D’un mot. Il n’y a plus rien, que le creux et l’espace. Il n’y a plus que les bruits qui grignotent. L’insulte et la comédie. Forcer sa voix, surjouer son hystérie, abattre l’essentiel, être un ver rampant bien avant l’heure. Gangrène de médiocrité. Remontent les sucs acides mal digérés du parcours typique. 
Dans ma forteresse protégée des magmas extérieurs, des attaques, des bruits qui courent, des fatigues ineptes, je veux apposer mes couleurs loin du monde gris et insipide. 

Comment faire avec moi ? Comment faire sans toi ? 

Agathe Elieva ©
extrait de il(e)







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire