12/01/2013

il(e) - 24 -


La ville sale imbibe mes vêtements, m’enveloppe de ses doutes, incinère mes ferveurs. J’en appelle à la clémence, mais visiblement, pas assez fort, pas assez valable, trop. Je suis un bidule entre ses doigts acérés, une image mal fichue où deux, trois bouts de ciel se reflètent quelques fois. Un ciel ouvert recomposé à l’envie, disponible et offert. Ma tenue de chair explose à la face de leurs craintes, cratères abjects, lambeaux pullulants de venin et de poison.

Agathe Elieva © 
extrait de il(e)

© Elena Oganesyan




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