29/04/2013

Dors - 4 -


Dors petit enfant, dans le silence de tes morts. Dans la quiétude de mes bras retrouvés. Dans ton cœur qui s’est remis à battre. Dans ton sang chaud qui circule, dans ce corps fidèle. Dans cette danse des sept voiles, encore tremblante dans la lumière.

Dors si chère petite fille, nous nous sommes retrouvées enfin. Rejointe dans la matière brute de mon existence. Elle n’est pas bien parfaite, ou régulière, mais je l’entends rire à nouveau. Je retrouve sa légèreté et son originalité. D’avant sa lourdeur coupable et son sens aigu de la vie.

J’ai déposé mes tuteurs. Je vis.

Agathe Elieva © 
extrait de Dors

© René Burri





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